22/06/2005
Et si on parlait de la pauvreté?
Je pense d'abord que les difficultés existent partout même si c’est à des degrés différents. Parce que le système dans lequel nous vivons est violent et organisé. Tiens par exemple la pauvreté, il n’est pas un fait malheureux dû au hasard, aux conditions climatiques…Je suis convaincu qu’il s’agit d’un phénomène entretenu et voulu par les responsables du système (les banques). En effet, une personne ou un pays endetté est plus intéressant qu’un pays sans dettes. Un pays endetté rapporte plus par le simple mécanisme des intérêts bancaires. Au niveau personnel, l’organisation du système est bien huilée. Par exemple, si une banque réclame le paiement d’une dette, tout s’organise bien entre les différents organes du système. La banque réclame le paiement, la justice prononce la saisie, l’huissier procède à la saisie avec l’aide éventuelle de la police. A de nombreux moments de l’histoire récente, on a vu que les organes financiers fonctionnent très bien et continuent à communiquer même en cas de conflit entre deux pays. Cette violence du système nous touche tous. Et à chaque fois que nous recevons un coup, que l’on est maltraité par son patron, ses collègues…on se sent plus petit, insignifiant et sans force. Quand on ne trouve pas de travail, que le système nous fait sentir coupable de cela, en nous faisant croire qu’il s’agit d’un problème personnel, d’inadaptation nous nous isolons de plus en plus. C’est pour cela que « Si chacun, paumé de la vie ou non paumé de la vie, se prend en charge et prend en charge un paumé de la vie afin de lui donner de réelles chances, alors l’humanité franchira le cap de la désolation dans laquelle elle semble glisser. » Et toi qu'en penses-tu? Peut-être je me trompe...aussi tes réflexions m'intéressent.
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Et si on parlait de la pauvreté?
Je pense d'abord que les difficultés existent partout même si c’est à des degrés différents. Parce que le système dans lequel nous vivons est violent et organisé. Tiens par exemple la pauvreté, il n’est pas un fait malheureux dû au hasard, aux conditions climatiques…Je suis convaincu qu’il s’agit d’un phénomène entretenu et voulu par les responsables du système (les banques). En effet, une personne ou un pays endetté est plus intéressant qu’un pays sans dettes. Un pays endetté rapporte plus par le simple mécanisme des intérêts bancaires. Au niveau personnel, l’organisation du système est bien huilée. Par exemple, si une banque réclame le paiement d’une dette, tout s’organise bien entre les différents organes du système. La banque réclame le paiement, la justice prononce la saisie, l’huissier procède à la saisie avec l’aide éventuelle de la police. A de nombreux moments de l’histoire récente, on a vu que les organes financiers fonctionnent très bien et continuent à communiquer même en cas de conflit entre deux pays. Cette violence du système nous touche tous. Et à chaque fois que nous recevons un coup, que l’on est maltraité par son patron, ses collègues…on se sent plus petit, insignifiant et sans force. Quand on ne trouve pas de travail, que le système nous fait sentir coupable de cela, en nous faisant croire qu’il s’agit d’un problème personnel, d’inadaptation nous nous isolons de plus en plus. C’est pour cela que « Si chacun, paumé de la vie ou non paumé de la vie, se prend en charge et prend en charge un paumé de la vie afin de lui donner de réelles chances, alors l’humanité franchira le cap de la désolation dans laquelle elle semble glisser. » Et toi qu'en penses-tu? Peut-être je me trompe...aussi tes réflexions m'intéressent.
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29/05/2005
Elections à venir: Ce qu’il en est...
Les Congolais ont l’expérience des échéances sans cesse renvoyées à demain. Depuis que l’indépendance promise a eu lieu à la date fixée, les Congolais n’ont plus eu le bonheur des promesses tenues. Non seulement ils se sont forgés une conscience de ne plus rien attendre, mais aussi ils se sont immunisés contre les promesses des lendemains meilleurs. C’est l’une des causes de la mentalité de chacun pour soi.
Puisqu’on n’attend rien de personne, on se débrouille. Les constructions anarchiques, l’appropriation des biens publics, l’auto proclamation dans beaucoup de domaines dont celui des partis politiques où chacun est président fondateur de son monde politique, tout cela relève du domaine du chacun pour soi, «Dieu pour tous».
Le Congo avait attendu le départ de Mobutu et espéré sur la politique instaurée par M’Zee Laurent-désiré Kabila. C’était un rendez-vous manqué. On lui a promis le bonheur après le Dialogue intercongolais, énième forum de la dernière chance. Si tous les espoirs fondés sur ce nouvel ordre politique ne sont pas encore déçus, il est temps de mettre fin au fétichisme qui entoure certaines promesses politiques. Aujourd’hui, tout l’après Dialogue intercongolais se réduit aux échéances électorales attendues en juillet 2005. Dans certains milieux, lorsqu’on parle d’élections, beaucoup de leaders politiques en font un simple sujet de campagne électorale anticipée. Ces leaders politiques ne parlent d’élections que pour mettre à nu la prétendue lenteur du Gouvernement.
Très peu lancent la balle au Parlement, ils n’ont pas l’impression d’atteindre directement leurs adversaires politiques qui, eux se recrutent au Gouvernement. Pour que les critiques de ces politiciens paraissent crédibles, on aurait voulu les voir très avancés personnellement dans la préparation des élections. Et pourtant, très peu de partis politiques ont tenu leur congrès. Beaucoup d’autres n’ont tenu aucune réunion, vendu aucune carte de membre, reçu aucune cotisation et ne savent pas avec qui et avec quels moyens ils iront aux élections. Demain, lorsque le Gouvernement sera prêt pour que se tiennent les élections, ceux qui doivent concourir ne seront pas prêts. Il faut craindre qu’ils cherchent d’autres subterfuges pour ne pas se soumettre au verdict des urnes.
Ceux qui craignent que les politiciens issus des combines politiciennes cherchent à s’éterniser dans la Transition, ont raison. Mais leur tort, c’est de ne pas être prêts eux-mêmes. Il n’est pas encore trop tard pour mieux faire. Les Institutions de la Transition peuvent encore tenir la promesse de terminer la Transition dans le délai. Les lois attendues sont votées les unes après les autres. Au lieu d’alimenter la querelle sur la forme de recensement, on chercherait plutôt à y aller. Car, l’expérience du passé démontre que, chaque fois que l’on perd du temps à discuter sur les mots, on passe à côté de l’essentiel. C’est ainsi qu’on avait perdu plus de temps à définir la conférence nationale qu’à la préparer réellement. Il a été également le cas du Dialogue inter congolais. Il ne faut pas qu’encore une fois, on perde le temps à discuter sur le sexe des âges, à polir la forme des élections au point de négliger l’essentiel. Au lieu de chercher à savoir ce que les autres font pour que les échéances électorales soient respectées, demandons-nous ce que nous faisons nous-mêmes pour participer à ces élections. L’enfer ne doit pas toujours être les autres.
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